Opéra

PIKOVAYA DAMA
210 minutes

Quand il écrit en 1890 à son frère Modeste qui lui en a fourni le livret, Piotr Ilitch Tchaïkovski ignore que l’histoire lui donnera raison. Il compose l’oeuvre porté par une fébrile euphorie. Dans l’opéra, à la différence de la nouvelle éponyme de Pouchkine, Hermann est déchiré entre des sentiments pour Lisa et une idée fixe destructrice. Leurres du jeu de cartes, passion dévorante, menace du destin… avec ces éléments, Tchaïkovski dépeint des moments poétiques, contrastant avec de fastueux tableaux de la haute société. Notre époque entend-elle encore les peurs et les névroses des personnages de La Dame de pique ? Le metteur en scène David Marton, de retour à la Monnaie après Capriccio, tentera d’y répondre.

TRILOGIA DA PONTE
635 minutes

La Monnaie fait le pari de représenter les trois opéras de Wolfgang Amadeus Mozart et du librettiste Lorenzo Da Ponte dans cette nouvelle conception sous forme de trilogie, comme s’il s’agissait d’une comédie humaine en trois volets.

Tous les événements de la Trilogia Mozart Da Ponte ont lieu à l’intérieur d’un immeuble dans lequel vivent et évoluent les personnages. Les focus successifs sur la vie fourmillante de cet immeuble donnent peu à peu à voir Le nozze di Figaro, Così fan tutte et Don Giovanni comme une série de fiction, une saga familiale. Progressivement, nous en apprenons davantage sur les personnages qui la composent et sur ce qui les relie.

CE QUI VIT EN NOUS
70 minutes

Au beau milieu d’un espace inconnu, un jeune homme amnésique tente de rassembler des bribes de souvenirs pour y trouver la raison de sa présence. Une infirmière le rejoint mais ne parvient pas à l’éclairer sur sa situation. Après diverses hypothèses absurdes, le rideau se lève sur la réalité : il s’agit d’une salle d’autopsie. Ce qui vit en nous est une comédie chantée dans laquelle chacun des personnages pose la question de la mort et de son omniprésence dans l’esprit de tout être vivant. Tour à tour, ils dressent à leur façon le portrait de cette sensation d’« inquiétante étrangeté », comme la nommait Freud. Elle est le lieu où le quotidien se mue en ombre et où le vivant et l’inanimé entrent en collusion. Elle se loge ainsi dans tout ce qui nous est familier.

Les contes d’Hoffmann
120 minutes

Après une vie consacrée à l'opérette, Jacques Offenbach a composé son premier véritable opéra peu avant sa mort. Le poète allemand Ernst.T.A Hoffmann en est le protagoniste principal à travers trois de ses propres histoires. Celles de ses romances avec la "poupée" Olympia, la malade incurable Antonia et la malfaisante courtisane Giulietta qui échouent irrémédiablement à cause d’un décalage entre rêve fragile et réalité cruelle. La Monnaie présentera fin d’année une nouvelle production de cette œuvre qui, par son lyrisme mélancolique nourri d'espoir et d’idéaux brisés du personnage, est devenue un véritable classique à titre posthume.

Jeanne d’Arc au Bûcher
120 minutes

Jeanne d’Arc est peut-être mieux connue aujourd’hui comme héroïne du cinéma, mais elle a aussi été plusieurs fois immortalisée par l’opéra. Le compositeur Arthur Honegger créa l’oratorio dramatique Jeanne d’Arc au bûcher en 1935 sur un livret de Paul Claudel. Cette oeuvre extrêmement originale, tel un rêve fiévreux, emporte l'auditeur vers des passages clés de la vie de Jeanne, au moment où celle-ci, seul face à son destin et à celui de la France, est surtout confrontée à elle-même et à la mort. Cet enchaînement kaléidoscopique de souvenirs et d’émotions s’exprime artistiquement grâce à un choeur, deux impressionnants rôles parlés et un orchestre inhabituel, comprenant des saxophones, des ondes Martenot et un clavier.

Giovanna d’Arco
120 minutes

Il n'est jamais trop tard pour découvrir une première production de la Monnaie autour d'un opéra de Giuseppe Verdi! Giovanna d’Arco est le septième opéra du compositeur. Il s’inspire de la vie de Jeanne d’Arc, même si les faits historiques sont surtout dépeints en d’impressionnants tableaux soutenus par le chant choral et que la Pucelle d’Orléans y est mise principalement en avant dans son statut d’héroïne. Malgré sa grande qualité musicale, cet opéra est rarement joué de nos jours et n'avait jamais été interprété à la Monnaie, au cours de sa pourtant longue histoire. Cette lacune sera comblée les 12 et 16 octobre 2019 par une performance concertante dirigée par le spécialiste italien Giuliano Carella.

Le Silence des ombres
120 minutes

Dès ses premières pièces de théâtre, le Belge Maurice Maeterlinck, prix Nobel de littérature, a initié le grand changement qui allait ouvrir la voie au théâtre du XXe siècle. En 1894, ses Trois petits drames pour marionnettes (La Mort de Tintagiles, Intérieur et Alladine et Palomides) ont abattu les murs du théâtre classique, mais ils gardent toute leur force encore aujourd'hui. La Monnaie a demandé au scénariste-réalisateur Olivier Lexa et à Benjamin Attahir, tête de file de la nouvelle génération de compositeurs français, de transformer ces chefs-d'œuvre suggestifs et concis en une adaptation pour l'opéra.

Macbeth Underworld
120 minutes

Seulement quatre ans après Penthesilea sa précédente création, Pascal Dusapin présente un nouvel opéra commandé par la Monnaie. Epaulé par son librettiste Frédéric Boyer, Dusapin explore les zones obscures de l'âme humaine et met en lumière la présence du mal inévitable incarné à travers le couple emblématique de Macbeth, l’œuvre de Shakespeare. Le jeune réalisateur français Thomas Jolly assure la direction artistique, tandis que le chef Alain Altinoglu fait résonner le drame intense et la richesse vocale et orchestrale de la partition. Résultat: un opéra gothique et merveilleusement lugubre, condamnant le couple maudit à revivre sa tragédie et à hanter ses propres souvenirs - et les nôtres!

LE CONTE DU TSAR SALTANE
100 minutes

J’apporte la lumière et la joie à bien des gens sur terre, le chagrin s’apaise dans une chanson, dans un conte, la crainte devient touchante. » Bien des années après que le tsar Saltane a répudié sa femme et rejeté son fils sur de fausses accusations, la princesse Cygne rétablit l’harmonie en épousant le tsarévitch. Ce conte de Pouchkine, d’après une vieille légende populaire russe, fournit le texte idéal au grand conte-opéra que Rimski-Korsakov compose en 1899 en l’honneur du centième anniversaire du poète. Le compositeur déploie à son tour un style narratif rhapsodique et virtuose. L’orchestration y est bien entendu capitale, elle est intrinsèque à l’âme de l’œuvre.

TRISTAN UND ISOLDE
100 minutes

Avec son Tristan und Isolde (1865), Richard Wagner a élevé l’un des plus grands monuments jamais érigé pour célébrer le thème de l’amour impossible. Pour cela, il a emprunté des voies harmoniques, mélodiques et esthétiques totalement nouvelles. En mai 2019, la Monnaie propose une nouvelle version de cet archétype de l'art occidental. Un défi de taille. En la personne du directeur musical Alain Altinoglu, l'Orchestre symphonique de la Monnaie peut assurément compter sur un spécialiste de Wagner. Quant au concept original de la mise en scène, sous la direction de l'artiste plasticien Alexander Polzin et du cinéaste Ralf Pleger, il repose sur un jeu fortement stylisé mariant des images et des installations intemporelles, toutes réalisées dans les ateliers de la Monnaie.

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TITINA

de Kajsa Naess
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THE ISLAND

de Anca Damian
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HARVEST

de Ely Dagher
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MINI-VER

de Ariane Buhbinder
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